La question des vêtements est un sujet fréquent en garde alternée, mais elle peut aussi concerner la garde classique. En effet, il ne s’agit pas uniquement d’une question d’organisation, mais également d’un enjeu financier, surtout lorsque les revenus des parents sont modestes. Si les deux parents disposent de revenus confortables, par exemple chacun 10 000 euros par mois, le problème se pose rarement. Cependant, lorsque les revenus sont plus modestes, de l’ordre de 2 500 euros chacun, la question devient rapidement épineuse.
En théorie, une solution idéale serait que chaque parent ait chez lui un stock équivalent de vêtements pour l’enfant, afin que celui-ci n’ait pas à transporter ses affaires d’un domicile à l’autre. Mais cette organisation peut s’avérer difficile, voire impossible, pour des parents ayant un budget limité. Ainsi, la question qui se pose est la suivante : qui doit acheter les vêtements et selon quelle répartition financière ?
Très souvent, ce point précis n’est pas mentionné dans les conventions de divorce. Les parents se retrouvent donc avec une grande liberté quant aux décisions à prendre sur l’achat des vêtements de leur enfant, ce qui peut parfois générer des tensions ou des malentendus. Voici quelques solutions envisageables pour organiser cette gestion :
Solution 1 : Un parent prend en charge les achats
Dans cette configuration, l’un des parents est désigné pour se charger de tous les achats de vêtements. Cette option est simple, mais elle peut être perçue comme inéquitable si l’autre parent ne contribue pas financièrement à cet aspect de la vie de l’enfant.
Solution 2 : Répartition avec concertation préalable
Lorsqu’un parent souhaite acheter des vêtements, il informe l’autre parent au préalable et une règle de répartition est établie. Par exemple, les parents pourraient décider de partager les frais de manière équitable, en se basant sur un pourcentage des revenus ou sur un accord 50/50.
Solution 3 : Le compte bancaire commun
Certaines familles optent pour un compte bancaire commun dédié aux dépenses liées à l’enfant. Chaque parent y verse une somme définie chaque mois, ce qui permet de financer l’achat des vêtements, mais aussi d’autres dépenses partagées. C’est une solution qui favorise la transparence et l’équité dans la gestion des dépenses. Nous vous l’expliquons ICI.
Solution 4 : Confier un budget à l’enfant
Si l’enfant a atteint un âge et une maturité suffisants, les parents peuvent lui confier un budget mensuel destiné à l’achat de ses vêtements. Toutefois, il est préférable que les deux parents s’accordent sur le montant de ce budget et les règles d’utilisation.
Solution 5 : Budget équitable et individuel
Enfin, les parents peuvent décider que chacun achètera les vêtements qu’il souhaite pour l’enfant, en respectant un budget équivalent. Cette solution permet une certaine liberté, mais nécessite un minimum de coordination pour éviter des achats redondants ou inutiles.
Conclusion : Anticiper et intégrer la question des vêtements dans la pension alimentaire
Pour toutes ces raisons, les vêtements représentent un cas particulier dans le calcul de la pension alimentaire. Quelle que soit la solution adoptée, il est essentiel de discuter de cette question avec l’autre parent, éventuellement avec l’aide d’un avocat, afin de parvenir à un accord clair. Idéalement, ces éléments devraient être pris en compte dans le calcul de la pension alimentaire.
Sur PENSIONEO, nous recommandons la solution 2 : intégrer le coût des vêtements dans le calcul de la pension, puis, pour chaque achat, effectuer une répartition à parts égales, soit 50/50, afin de garantir une prise en charge équilibrée et transparente des besoins de l’enfant.