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Projet de loi de finances 2026 et pension alimentaire : une réforme fiscale abandonnée… et pourquoi c’est une bonne nouvelle

Depuis plusieurs mois, une réforme fiscale concernant la pension alimentaire faisait beaucoup parler d’elle.
Son principe semblait, à première vue, assez simple :
➡️ ne plus imposer la pension alimentaire chez le parent qui la reçoit,
➡️ tout en conservant son imposition (via la déduction) chez le parent qui la verse.

Présentée comme une mesure d’équité, cette réforme devait figurer dans le projet de loi de finances 2026.

Or, en analysant attentivement le texte officiel, une chose saute aux yeux :
cette réforme a disparu.


PLF 2026 : aucune trace de la réforme sur la pension alimentaire

Le projet de loi de finances pour 2026 est consultable publiquement sur le site de l’Assemblée nationale :

👉 https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/PLF_2026

En parcourant :

  • la partie recettes,
  • les mesures fiscales nouvelles,
  • les ajustements concernant l’impôt sur le revenu,

un constat s’impose :

Aucune disposition ne concerne la fiscalité de la pension alimentaire.

Le projet visant à :

  • supprimer l’imposition chez le parent bénéficiaire,
  • tout en maintenant l’imposition chez le parent débiteur,

n’apparaît plus nulle part.

Autrement dit, le régime actuel est maintenu.


Rappel : comment fonctionne aujourd’hui la fiscalité de la pension alimentaire

Avant d’aller plus loin, rappelons brièvement les règles en vigueur :

  • la pension alimentaire est déductible du revenu imposable du parent qui la verse
  • elle est imposable pour le parent qui la perçoit
  • cette logique repose sur un principe de neutralité fiscale globale

Un principe imparfait, mais cohérent… tant qu’on ne le modifie pas partiellement.


Une illusion de justice fiscale

La réforme abandonnée était présentée comme une mesure plus “sociale”, plus “juste”.
Mais en réalité, elle reposait sur une vision très éloignée des situations réelles.

👉 La majorité des parents qui perçoivent une pension alimentaire ne sont pas imposables.

C’est un point essentiel, souvent passé sous silence.

Dans la pratique :

  • le parent bénéficiaire dispose fréquemment de revenus modestes
  • il se situe en dessous du seuil d’imposition
  • supprimer l’imposition de la pension alimentaire pour lui ne change strictement rien

À l’inverse :

  • le parent qui verse la pension est, dans la majorité des cas, imposable
  • c’est donc lui qui supporte déjà l’essentiel de la charge fiscale
  • maintenir la déductibilité tout en supprimant l’imposition en face revenait à déséquilibrer artificiellement le système

En clair, cette réforme n’avait qu’un effet réel :
👉 faire payer davantage d’impôts au parent qui verse la pension alimentaire.

Il ne s’agissait donc pas d’une réforme au bénéfice des enfants,
mais bien d’un levier fiscal déguisé, destiné à augmenter les recettes de l’État.


Une réforme fiscalement rentable… mais socialement inefficace

Sur le papier, l’État y gagnait.
Dans la réalité des familles séparées, personne n’y gagnait vraiment.

  • le parent bénéficiaire ne voyait pas son niveau de vie augmenter
  • l’enfant ne bénéficiait d’aucun euro supplémentaire
  • le parent débiteur supportait une pression fiscale accrue
  • les tensions entre parents risquaient d’augmenter

Changer la fiscalité sans ajuster les montants, c’est déplacer le problème, pas le résoudre.


La vraie solution : ajuster la pension, pas bricoler l’impôt

Sur Pensioneo, nous l’avons expliqué très clairement dès le départ (article détaillé ici) :
👉 https://pensioneo.fr/la-reforme-fiscale-2026-sur-la-pension-alimentaire-un-pere-a-4-000-e-une-mere-a-2-500-e-deux-enfants-et-2-017-e-dimpots-pour-letat/

La vraie solution est pourtant simple.

Il suffirait que :

  • la pension alimentaire soit légèrement majorée
  • en intégrant le montant réel de l’impôt généré
  • pour que, après impôt, le parent qui la perçoit dispose exactement du budget nécessaire à l’éducation de l’enfant

Ainsi :

  • l’enfant est protégé
  • aucun parent n’est lésé
  • le système reste lisible
  • la fiscalité redevient neutre

Le vrai problème : l’absence de simulateurs intelligents

Pourquoi cette solution n’est-elle jamais mise en œuvre ?

Parce que l’État ne propose aucun outil capable de simuler correctement la réalité.

Les simulateurs officiels :

  • ne croisent pas les revenus des deux parents
  • ignorent l’impact fiscal réel
  • ne raisonnent pas en reste à vivre
  • produisent des montants théoriques, parfois déconnectés

C’est précisément ce manque que Pensioneo cherche à combler.


Pensioneo : simuler ce que l’État ne simule pas

Pensioneo a été conçu pour :

  • intégrer la fiscalité réelle
  • montrer l’impact avant / après impôt
  • aider les parents à ajuster intelligemment la pension
  • éviter les injustices silencieuses

🔗 Les simulateurs Pensioneo

👉 Simulateur de pension alimentaire
https://pensioneo.fr/simulateur-pension-alimentaire/

👉 Simulateur pension alimentaire + impôts
https://pensioneo.fr/calcul-pension-alimentaire-impots/

👉 Simulateur de reste à vivre après séparation
https://pensioneo.fr/reste-a-vivre-divorce/

👉 Simulateur global divorce / séparation
https://pensioneo.fr/simulateur-divorce/


En conclusion

La disparition de cette réforme du projet de loi de finances 2026 n’est pas un échec.
C’est au contraire un signal fort.

👉 On ne corrige pas les inégalités familiales avec des ajustements fiscaux partiels.
👉 On les corrige avec des calculs complets, transparents et réalistes.

Et tant que l’État ne proposera pas ces outils,
Pensioneo continuera de le faire.

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